Sélection (partielle) de morceaux (essentiels) de Michael Chapman

Michael improvisant chez lui aujourd’hui, devant la caméra de Tara Young préparant son documentaire en cours Fully Qualified Survivor :

Michael après l’enterrement de Jack Rose à Philadelphie, le 14 février 2010 :

Sunday Morning, un instrumental de Rainmaker en 1969 :

It Didn’t Work Out, toujours en 1969 :

You Say, pour conclure avec Rainmaker :

Stranger in The Room, un an après sur son classique Fully Qualified Survivor :

Kodak Ghosts, toujours sur son deuxième album, un “standard” de son répertoire :

Suite de l’exploration du gigantesque Fully Qualified Survivor, avec Soulful Lady :

Aviator, toujours en 1970 :

Fahey’s Flag, en session WFMU chez Rob Hatch-Miller le 11 décembre 2005 :

Wellington The Skellington, en 1973 :

Deal Gone Down en 1975 sur le plateau de Grey Old Whistle Test de la BBC :

Among The Trees, même émission, la même année (toujours en trio avec Rick Kemp et Nigel Pegrum) :

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Lyrichord @ Les Voûtes (vend 1er avril 2011)


Lyrichord

Steve Gunn (us)
William Tyler (us)
Eric Carbonara (us)
Jesse Sparhawk (us)
Michael Chapman (uk)

Les Voûtes
19, rue des Frigos
75013 Paris – M° BNF (14)

Vendredi 1er avril 2011
Ouverture des portes : 20h00
Début des concerts : 20h30
12 €

poster par Hanna Tuulikki

Festival Lyrichord autour de 5 guitaristes anglo-américains de générations et de cultures différentes. Le plus jeune a à peine 30 ans, est né et à grandi à Nashville (Tennessee) en écoutant la country locale avant de développer une inclinaison particulière pour Clarence White des Byrds. Le plus âgé a 70 ans cette année et vient du nord de l’Angleterre où il a commencé à jouer aux côtés de John Martyn, Bert Jansch, etc. Et pourtant, chacun à leur manière, à la harpe, au chaturangui, à la guitare acoustique ou électrique, par des détours par le raga indien, des références au delta blues et à la country rock, des clins d’oeil au folk britannique d’obédience (la moins) classique, ils mettent en musique des mondes qui se répondent l’un l’autre.

Unique représentant britannique de la soirée, Michael Chapman en est également l’aîné (Michael a fêté ses 70 ans cette année). Celui qui s’est toujours considéré comme un artisan, sinon un ouvrier de la guitare, plutôt qu’un musicien folk, s’est trouvé exclu des circuits officiels. Et si sa trajectoire a maintes fois croisé les héros du catéchisme du folk anglais (Pentangle, Wizz Jones, Roy Harper, Bridget St. John, …), Michael est resté, bien que toujours sur la route, dans l’ombre de ses contemporains britanniques. C’est donc par une ironie de l’histoire (l’intérêt que lui aura porté outre-atlantique Jack Rose) que le nom de Michael Chapman est finalement sorti il y a quelques années de l’oubli. Pour une présentation de sa musique, je suggère de se reporter au post que je lui ai consacré ici.

Steve Gunn et William Tyler réunis n’atteignent pas l’âge de Michael mais il n’est pas anodin qu’ils aient été choisis par lui pour l’accompagner en Europe. Steve et William présentent des parcours semblables, bien qu’ils aient grandi dans des univers musicaux radicalement différents : respectivement la scène hardcore/punk de Philadelphie et les honkytonks country de Nashville. Tous les deux ont fait leurs armes dans des groupes (respectivement GHQ, aux côtés de Marcia Bassett ; Lambchop et Silver Jews pour William). Et ce n’est que tardivement que ces deux contributeurs discrets ont commencé à se produire sous leur propre nom et révéler une capacité hors norme à créer des dialogues imaginaires entre John Martyn, JJ Cale, Clarence White, Mississippi Fred McDowell, Sandy Bull, …., avant d’accoucher de deux univers musicaux parfaitement cohérents, atemporels et syncrétiques. Pour une introduction à leurs musiques, cliquer ici.

Eric Carbonara et Jesse Sparhawk, contrairement aux trois autres musiciens, n’ont jamais joué à Paris ; le concert du 1er avril est donc l’occasion de les découvrir enfin. Quant à la forme que devrait prendre leur concert, elle est encore libre puisque si les deux musiciens de Philadelphie ont en poche de quoi alimenter deux sets solo de guitares, ils viennent à Paris également pour présenter Sixty Strings (en écoute ici), leur album à venir sur VHF pour harpe et chaturangui. Je posterai très rapidement un texte pour présenter leur musique.

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Le Révélateur

En perspective du concert du 22 avril prochain aux Voûtes du Révélateur aka Roger Tellier-Craig (ex-Fly Pan Am, Godspeed You! Black Emperor), et Sabrina Ratté aux vidéos :

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Introducing: William Tyler et Steve Gunn

Une introduction référencée à l’univers de William Tyler (vu/entendu chez Lambchop, Silver Jews, Will Oldham, …) depuis son Nashville natal :

Le site de son label de réédition Sebastian Speaks (à qui l’on doit notamment la redécouverte des immenses Vernon Wray ou Ted Lucas) se trouve ici. Le blog de Willie vaut aussi le coup d’oeil ().

Et une (rare) présentation de la musique de Steve Gunn par lui-même :

Les exigeants Cave12 ont décrit un concert de Steve Gunn à Genève en 2010 de “set super-prenant de chansons poético-lucides et d’esprit ragas, pièges transcendantaux, blues improvisé teinté de ruralité US“. Et de continuer : “Un excellent guitariste également, porté aux nues par une forte communauté underground américaine comme un héros non célébré, Steve Gunn déploie un pénétrant psychédélisme vibratoire au sein d’une costaude/formidable combinaison de pincements du coeur sincères et de virages-torsions dentelés à l’acide. Le tout avec une présence fortement habitée. Né à Philadelphie, Steve Gunn a été un fidèle partisan de la scène expérimentale ricaine depuis plus d’une décennie, notamment au sein du projet psyché-improv GHQ. Gunn a doucement développé son propre travail solo à côté de ces autres projets et engagements avec d’autres musiciens. Une réelle force-figure de la scène expérimentale américaine, documenté sur de nombreux cds, dont le formidable Boerum Palace, sur Three Lobed Recordings considéré comme une bombe discrète par un très enthousiaste underground expérimental américain.

Steve Gunn @ Glasslands 1/9/09

(en photo ici avec Marc Orleans en janvier 2009 à Glasslands au cours d’un concert avec Endless Boogie, Psychic Ills et Mike Fellows)

William et Steve joueront aux Voûtes le 1er avril aux côtés du guitariste Michael Chapman, de Eric Carbonara (sur chaturangui) et du harpiste Jesse Sparhawk.

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Des vidéos inédites de Michael Chapman en 1993

4 extraits d’un concert de Michael le 8 juin 1993 à Bristol viennent d’être mises en ligne. Des images précieuses de la légende que l’on n’avait jamais vues.

No Thanks to Me ici, The Mallard ici, et Falling From Grace .

Pour une courte introduction à la biographie et à la musique de Michael (compagnon de route de Roy Harper, Bert Jansch, Bridget St. John, John Martyn, Wizz Jones, et plus récemment Jack Rose et Steve Gunn), et dans la perspective de son concert aux Voûtes le 1er avril prochain (son second à Paris en un an) , voici le texte qui avait accompagné sa venue le 27 avril 2010 aux côtés de Bridget St John aux Voûtes. Michael n’avait pas joué en France depuis 1970. Le concert avait alors eu lieu à l’Olympia. Et le groupe qui avait ouvert pour Michael s’appelait…Black Sabbath.

This man is so laid back that he makes JJ Cale sound like he’s on helium.”

J’avais un diplôme d’école d’art en poche et une nuit pluvieuse de 1966, je suis rentré dans un pub en Cornouailles. Je ne pouvais pas me payer l’entrée. Alors je leur ai fait : je vais vous dire, j’ai pas envie de rester dehors sous la pluie, je jouerai pour vous de la guitare pendant une demi-heure. Ils ont accepté et m’ont offert le boulot jusqu’à la fin de l’été. Et je n’ai jamais arrêté depuis.” (Michael Chapman)

Michael Chapman a fait son apparition sur la scène folk du Yorkshire en Angleterre, à la fin des années 1960, se taillant la réputation d’être l’un des meilleurs chanteurs/compositeurs du circuit anglais. Sous contrat avec Harvest (la boutique “‘underground” de EMI), Michael Chapman a enregistré 4 classiques absolus. Avec des albums comme Rainmaker et Wrecked Again, on a pu voir se définir le rôle d’observateur mélancolique qui allait être la touche de Chapman, mêlant des instrumentaux de guitare à un son ample soutenu par un véritable groupe. Son album essentiel, Fully Qualified Survivor, enregistré avec Mick Ronson, le futur compagnon de route de David Bowie, ainsi que Rick Kemp (le bassiste de Steeleye Span), était l’album préféré de John Peel en 1970.

Avec son passage chez Decca, Michael Chapman adopte un nouveau son. Milstone Grit met en avant les guitares électriques, tout en gardant la fluidité de jeu qui lui est propre, et révèle un véritable prodige de la six cordes, à la recherche de nouvelles textures. Sa réputation de performeur va s’acroissant au fil de ses tournées solo et en compagnie d’autres groupes. Son deuxième album pour Decca, Pleasures of the Streets est d’ailleurs un panaché d’enregistrements solo et en groupe, réalisés en tournée pendant cette période. A la même époque, Michael Chapman est un contributeur régulier des sessions de Radio One. Et la BBC diffuse à deux reprises à la télé des concerts du groupe de Chapman au sein de leuer série Sight and Sound.

Improvisateur aguerri, Michael a acquis la réputation de retravailler ses propres compositions, traitées comme des standards, des thèmes à explorer, étendre et modifier sur scène comme en studio. En 1978, nouveau changement de label et parution de Playing Guitar The Easy Way, un disque en forme de tutoriel qui explique de manière simple le jeu de guitare en 12 instrumentaux et autant d’open tunings. A en juger l’accueil de la critique des albums Life On The Ceiling et Looking For Eleven, il semble qu’alors Michael ait complétement digéré la grammaire rock, comme il l’avait fait du folk dans les années 60 : à la fin des années 70, sa musique est un hybride de folk, de phrasé jazz et de rock.

Au cours des années 80, Michael s’associe à nouveau à Rick Kemp. Le duo guitare/basse tourne et publie l’album enregistré en live Original Owners, comprenant le classique Shuffleboat River Farewell, revisité, épuré et…musclé. C’est qu’avec son duo Savage Amusement, Michael, plutôt que s’assagir avec le temps, devient de plus en plus corosif.

L’un des musiciens les plus injustement négligés de notre époque, plus impressionnant que jamais, aisément comparable à un John Fahey au meilleur de sa forme, ce “blanc bec du Yorkshire qui joue du blues” mérite la reconnaissance tardive qu’il n’a pour ainsi dire jamais eue. 

Au sujet de Time Past & Time Passing (Electric Ragtime, 2008):
A rather underrated figure here in the U.S., Michael Chapman is to my mind one of the essential figures to come out of the early seventies British folk rock scene, whose best work is easily on par with that of Bert Jansch, Roy Harper, John Martyn, Bill Fay, etc. His gruff and laconic singing style is instantly recognizable, and his skill on the guitar has only gotten better with age. He made a rare trip to the states a couple years back and recorded a session with former Other Music employee Rob Hatch-Miller for his WFMU program that totally bowled me over; I just could not get over how freaking great he still was, and a burn of that show ended up being one of the things I listened to most that year. I’m happy to report that he has an excellent new album of mostly solo acoustic guitar tracks, and I’ll be frank, he can play circles around most of the current crop of fingerpickers. He’s really become as good as Fahey was in his prime, and that’s not just hyperbole” – Michael Klausman pour Other Music (10 octobre 2008)

Last but not least, dix minutes de prémontage du documentaire que Tara Young a consacré depuis plusieurs années à Michael, où il sera encore question de Bridget St. John, Keith Connolly (No Neck Blues Band) and Jack Rose:

Le site de Michael Chapman est consultable ici, une page myspace , deux sessions radio sur WFMU ici et

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Stephan Mathieu | Our Love Will Destroy The World @ Les Voûtes (vendredi 04 mars 2011)

un concert ali_fib

STEPHAN MATHIEU (GER – Columbia Phonoharp zither, computer)
OUR LOVE WILL DESTROY THE WORLD aka Campbell Kneale (NZ – electronics)

vendredi 4 mars – 21h00 – 10 €
Les Voûtes
19, rue des Frigos
75013 Paris – M° BNF

Stephan Mathieu (ALL – Phonoharp Columbia, ordinateur)

Quiconque a succombé aux énigmatiques morceaux du musicien de gospel Washington Phillips (Mississippi Records a compilé l’essentiel de ses enregistrements des années 20 sur What Are They Doing in Heaven Today? – voir une vidéo ici), a très certainement été captivé par l’instrument qu’utilise Phillips : dolceola ? Celestophone ? Phonoharp ? La graine de fascination a germé. Les hypothèses et avis musicologiques sur l’instrument utilisé ont fleuri. Parmi les convertis s’est trouvé un collectionneur de 78 tours et d’instruments antédiluviens, plus certainement connu comme l’un des grands architectes sonores de ces 15 dernières années : Stephan Mathieu. C’est de cet instrument, le Phonoharp Columbia, que Stephan jouera aux Voûtes, son Mac (plus si “sad“) à portée de mains.

Le nom de Stephan Mathieu reste d’abord associé à la scène musicale électronique qui a vu son nom émerger à la fin des années 90, aux côtés de ceux de Akira Rabelais, Taylor Deupree, Ekkehard Ehlers, Janek Schaefer, …Son travail a été publié par une ribambelle de labels clés de ces années qui résonnent de glitch, de lowercase music et de Max MSP : 12k, Line, Orthlorng Musork, Lucky Kitchen, Fällt, Korm Plastics, Headz, Ritornell, Häpna, Spekk, Sirr, … La musique de Stephan Mathieu ne saurait cependant être circonscrite à ce périmètre, au risque de se méprendre sur l’échelle de son travail et les questions qui le traversent en permanence et le conduisent à redéfinir son mode opératoire à intervalles réguliers : échantillonnage, analyse spectrale, convolution, traitement sonore en temps réel de sources variées en séquences de durées variables, ….

Percussionniste de formation, sculpteur de fréquences, artiste sonore, architecte d’environnements musicaux, enseignant, Mathieu a assez précocement interrogé son (second) outil de travail  – l’ordinateur et son flot de patchs et de softs. Or, en plaçant ce dernier au coeur de ses réflexions, il l’a surtout relayé à la périphérie de son instrumentarium – juste place ?. Non sans ironie, l’auteur du Sad Mac et de la Kapotte Muziek a ainsi progressivement intégré à sa maîtrise de la “digitalia” des lignes analogiques, des instruments et technologies d’un autre temps : Virginal de la Renaissance, orgues Philicorda, gramophones, radios, …tout en multipliant les références dans son travail à quelques fondations de la musique expérimentale du 20ème siècle (cf. son projet Virginals proposant une relecture d’oeuvres de Alvin Lucier, Phill Niblock, Walter Marchetti, Charlemagne Palestine, …). Juste retour des choses du reste puisque Stephan Mathieu, le percussionniste des années 1990, était aussi un interprète… de Stockhausen, Cage et Brown.

C’est dire que la musique de Stephan Mathieu s’est toujours inscrite dans un temps long, une durée qui n’est pas celle des modes journalistiques et des chapelles technologiques, une temporalité, une profondeur, un ancrage, une mesure que ce concert aux Voûtes permettra, je l’espère, d’entr’apercevoir, sans distortion, problème d’échelle, de perspective ou de mise au point.

Mathieu shows that that most functional and impersonal of musical instruments, the laptop, is capable of producing work not only of great beauty, but of mysterious and powerful emotion.” – Dan Warburton (Paris Transatlantic)

Liens :
Le site (très documenté) de Stephan Mathieu ici.
Au hasard Balthazar :
Une (somptueuse) collection de morceaux en écoute ici.
Sa discographie illustrée ici.
Sur l’installation Constellations encore ici.

Our Love Will Destroy The World aka Campbell Kneale (NZ – électronique)

La dernière fois que Campbell Kneale est venu vociférer un maëlstrom de fréquences, c’est le plafond des Instants Chavirés qui a en profité : on pouvait voir la poussière s’en décrocher et tomber comme une fine neige. C’était en 2007. ali_fib avait invité Campbell et son projet d’alors, Birchville Cat Motel, à jouer aux côtés de Jack Rose, Ignatz et Silvester Anfang. Souvenir d’une salle chauffée à blanc. 150 cages thoraciques en résonance. L’enregistrement du concert par Thomas LBB pour Radio WNE se trouve ici.

Campbell revient donc pour la deuxième fois, sous un autre nom : Our Love Will Destroy The World, son projet musical depuis 2008, déjà documenté de 15 cassettes, LPs, cd/rs et 7″ sur Dekorder, Blackest Rainbow, Krayon,  Don’t Fuck With Magic, … 15 sorties en forme de cadavre exquis : “I Hate Even Numbers”, “Fucking Dracula Clouds”, “Beautiful Monolith”, “Yellownirvana”, “Ships Cloud Mascara”, “Dogstar White Ka-pow!”, etc. Le dispositif reste le même (Campbell derrière son kit d’électronique). Le volume de sortie, itou.

Just excoriating blood-drones and blitzkrieg ragas from Nowhere, New Zealand, in search of fleeting moments of infinite density; where everything is louder than everything else, time slows to a crawl, and brains under stress slip into warm, prickly comas. Think the wiggiest Coltrane, the wobbliest Public Image, the most pyromaniacal Conrad, Cale or Maclise. Think Pandit Pran Nath being chewed up by Hanatarash’s tropical piranha collection.

Our Love Will Destroy The World arose from the smoldering ashes of the highly esteemed Birchville Cat Motel, who pretty much clogged the earth with over 300 recorded artifacts and stalked the globe on a relentless hunt for the best gig ever.

At times it has the obliterating rock overload of Black Boned Angel, and often the overpowering envelopment of Birchville Cat Motel, but its a somehow glossier, more sensual take on Campbell Kneale’s previous work that satisfies all you’ve ever wanted from his music in an awe-inspringly gargantuan way.

Lien :
La page myspace de Campbell.

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