About

Derrière le nom ali_fib  (un clin d’oeil au classique de l’école de Canterbury “Rock Bottom”, disque de Robert Wyatt publié en 1974) est programmée et produite une série de concerts créée en 2003 par le critique musical et programmateur Maxime Guitton.

Au cours de ces 8 dernières années, ali_fib a organisé plus de 70 concerts et 6 festivals à Paris, Bordeaux et New York, de façon nomade et indépendante, en une variété de lieux : salles de concerts, galeries d’art, musées, squats, églises, cryptes, librairies.

ali_fib n’a jamais privilégié aucun genre : rock psychédélique, folk, blues, musiques électroniques, improvisées, acousmatiques, minimalistes, ambient, no wave, garage, noise, avant pop, … ont chacun eu leur place dans les programmations. La raison en est que ali_fib cherche depuis ses origines, par une approche résolument historique de la musique, à tisser le fil qui relie les francs-tireurs, les pionniers tombés dans l’oubli, les iconoclastes aux compositeurs modernes et créateurs illuminés en tous genres au sein du champ musical.

ali_fib a ainsi eu le plaisir de faire entendre la grammaire improvisée de la Los Angeles Free Music Society, la relecture de Lieder allemands par Josephine Foster, les déflagrations soniques de Birchville Cat Motel, les bourdons hypnagogiques de Simon Wickam-Smith,  le blues primitiviste de Little Howlin’ Wolf, les jams boisés de Sunburned Hand of the Man, l’excentricité guitaristique post-Bailey d’un Manuel Mota, les lectures post-beat de Charlie Nothing accompagné de ses Dingulators, le quasi-silence de Bernhard Günter, le fingerpicking papillonnant de James Blackshaw, les rituels vocaux de Lichens, pour ne citer que quelques exemples.

L’approche systématique de la programmation (entre plaisir de partager, radicalité des choix et novation), le langage visuel propre à chaque concert (chaque soirée est annoncée par une affiche dont la réalisation est confiée à un graphiste différent),  la place primordiale laissée à la qualité d’écoute, l’insertion progressive de projections de films 16mm et de vidéos d’artistes, ont été au nombre des facteurs qui ont amené des institutions comme le Centre Pompidou (en 2004), le CAPC (en 2008), ou le Palais de Tokyo (en 2009 et 2010) à solliciter des programmations musicales et des cartes blanches dans le cadre d’expositions et festivals.

Parallèlement à ses activités de programmation de concerts, Maxime Guitton est également assistant de la compositrice minimaliste Eliane Radigue (avec qui il a réalisé des concerts à Paris, New York et Philadelphie ainsi que le coffret Attention Patterns, un double-vinyle paru chez Black Pollen/Important Records, consacré aux minimalistes Yoshi Wada, Pauline Oliveros, Eliane Radigue et Sun Circle). Il est aussi l’auteur de textes critiques et le concepteur d’un disque Err on The Good Side (paru chez three :four records), construit comme une série de raretés et de morceaux inédits construits en miroir.

L’activité de ali_fib peut également être suivie sur facebook à l’adresse www.facebook.com/alifibgigs.

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Behind the ali_fib moniker (a little wink to Robert Wyatt’s 1974 classic ‘Rock Bottom’) is an ongoing concert series founded in 2003 by music critic and programmer Maxime Guitton.

Within the past eight years, ali_fib has organized some 70 shows and 4 festivals in Paris, Bordeaux and New York City, nomadically and independently, and in a variety of spaces: music venues, squats, churches, crypts, art galleries, and museums.

ali_fib has never emphasized any particular genre: psych rock, free folk, blues, electronic music, spoken word, improv, electronica, noise, garage, no wave, acousmatic, avant pop, ambient, lowercase music, etc. have made appearances in the lineups. Instead, ali_fib simply seeks with an historical approach, the thread that ties mavericks, overlooked pioneers and iconoclasts to rigorous modern composers and illuminated creators of all kinds within the realm of music.

For instance, ali_fib has happily hosted the Los Angeles Free Music Society’s improv grammar, Josephine Foster’s personal take on German lieder, Birchville Cat Motel’s terrorist blasts into the ether, Simon Wickham-Smith’s hypnagogic drones, Little Howlin’ Wolf’s blues revisitation, Sunburned Hand of the Man’s weird wooden jams, Manuel Mota’s post-Bailey guitar wizardry, Charlie Nothing’s free speech on dingulators, Bernhard Günter’s nearly silent contribution to minimalism, James Blackshaw’s postmodern fleeting fingerpicking, and Lichens’ ritualistic vocal ceremonies, to name a few.

 

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